Voila ce que je suis. Voila cette souffrance qui fait de moi cette fille qui a peur de la vie, qui n'a pas confiance en elle.Longtemps on m'a dit " tu dis rien, t'en parles pas". Mais l'heure a sonnée, besoin de raconter ma souffrance principale.
Cela fait maintenant 11 ans, dejà 11 ans...
Du haut de mes 7 ans, on me plonge dans la vie réelle, on me met face aux problemes des adultes alors que je croais encore aux contes de fée, aux trolls, aux elfes, aux licornes, à la petite souris, et tout ce dont une enfant peut croire en l'existence.
Mais ces petits êtres m'ont quitté quand l'alcool est arrivé...
Tout les soirs en rentrant de l'ecole, j'avais cette boule au ventre (c'est normal pour une enfant d'avoir peur de rentrer chez elle??) et je me retrouvais enfermée dans ce p***** d'appartement de 16h45 à 8h le lendemain... Le coté obscur...
Peniblement j'essayais de faire mes devoirs, je m'enfermais dans mon monde avec mes barbies qui vivaient un bonheur sans limite (etais-ce celui dont je revais que je leur projetais??)Je tentais de m'evader par la musique et j'attendais peniblement tous les 15 jours pour aller chez mon pere...
Mais la réalité revenait de plein fouet quand j'entendais les cris eclater et l'alcool couler à flot. Des fois je me cachais dans les toilettes, tel un refuge...
Et souvent aux alentours de 21h 22h, l'heure où les enfants sont au lit et se font raconter des histoire par leur parents. Ma mère et mon beau père titubaient, ce dernier avait souvent lla haine et s'effondrait par terre. Alors il faut appeler les pompiers. Mais une mère aimante et attentionnée, ferait tout pour mettre son enfant à l'ecart de ces horreurs, moi je devais au contraire, veiller sur mon beau père pendant que ma génitrice regardait au balcon si les pompiers arrivaient.
Et pendant ce temps là, mon beau père que, malgré tout, j'aime enormement, me disais qu'il allait mourir,que ce n'etait pas grave, qu'il fallait pas pleurer pour ca.
Et le lendemain, à 8h30, j'etais en classe...
Les années passent, au fil du temps, je me fais une amie qui m'attire de plus en plus, la mort, je me scarifie...
Je passe de classe en classe, mais les difficultés se font sentir et les notes tombent. Au collège je passe de 14 de moyenne en 6° a 9 en 3°... Je recopie les devoirs des autres et pendant les controles, je triche...
L'alcool toujours présent, il berce mon quotidien, je vis avec...
Puis arrive le jour où monbeau père fait une ambolie pulmonaire, il frôle la mort, l'alcool a presque vaincu. Alors il decide d'arreter, mais ma mère ne demord pas, elle continue... Alors c'est la replonge et ca recommence...
Parfois j'appelle mon pere le soir pour qu'il vienne me chercher, que je dorme chez lui. Mon père, mon heros, jusqu'au jour où j'ai pris conscience qu'il ne faisait rien pour me ssortir de là, mno père, ce lâche...
Et je ne sais par quel miracle, j'ai eu mon bac... Et la cela signifie, nouvelle vie, la majorité acquise, on quitte le lycée, plein de rêves et d'ambition... Je souhaite quitter le domicile familiale alors je cherche un appartement, mais manque de confiance en moi surement, cela m'effraie, alors soir de crise chez moi, veille de la rentrée universitaire, je prend mes affaires et pars habiter chez mon père.
Nouveau départ, j'ai quitté l'enfer... J'attendais une réaction de ma mère, mais rien, elle continue à se pourrir la santé avec cette saleté d'alcool...
Je suis et resterais la fille d'une alcoolique...